Archive for June, 2021

c’est au plus près de la mer qu’on trouve les plus gros vers, livre

Thursday, June 10th, 2021

Editions du carreau – 2020
à commander aux éditions du carreau – machinealire@sfr.fr
150 exemplaires numérotés et signés, 20 x13,4 cm, 48 pages, cousu main
isbn: 979-10-94522-06-6

Risquons-Tout, WIELS

Thursday, June 10th, 2021

Risquons-Tout, WIELS, Bruxelles
group exhibition 12 09 2020 – 28 03 2021
silkscreen on paper, digital print on paper, drawing on paper, in situ painting on 15 windows, 2013 – 2020

le commun n’a pas de verbe, 2020, silkscreen on colored paper, 99,7 × 69,8 cm
we all need favorable conditions, making world is not limited to humans, we should be humus, 2016-2020, digital print on paper, 3 x 29,7 × 42 cm
racine vue du ciel, 2017, pigment ink on paper, 32,8 × 18,2 cm
le cauchemar du golfeur, poa annua, 2019, pigment ink and colored pencil on paper,
34,5 × 20,8cm
variations d’architectures des astres sous terre 01, 2019, pigment ink and white paint on paper, 29,4 × 14,7cm
Ce qui vient avant toute explication, 2020
alberi del cielo (ailanthus altissima), and hacked text: Résister au désastre, Isabelle Stengers, 2019, Face à Gaïa, Bruno Latour, 2015, silkscreen on paper, 51 × 72 cm
detail
l’air de rien, 2020
hacked text: Comment la terre s’est tue, pour une écologie des sens, David Abram,
silkscreen on paper (edition LLSPaleis), 51 × 72 cm
more info link
detail

Risquons-Tout, Wiels – les errantes naturelles

Thursday, June 10th, 2021

Risquons -Tout, WIELS, Bruxelles
group exhibition 12 09 2020 – 28 03 2021

text EN,FR,NL – guide visiteur wiels

Lise Duclaux’s work is structured by an investigation into the forms and processes of nature and ecosystems, similar to the methods of biology or cartography. Refuting any systematization of thought, the artist explores the complexity of the living through different disciplines, including drawing, writing, performance and installation. At WIELS, she creates a work in situ: her handwritten text on the windows traces the story of the wild plants that grow in the immediate vicinity. Duclaux reveals their origins and their clandestine journeys. In parallel, her drawings and silkscreens delve into the underground networks and territories of moles, thus extending the discipline of subterranean cartography, in the parts of the world that remain invisible.

L’œuvre de Lise Duclaux s’organise selon des recherches et des investigations de formes et de processus observés dans la nature et dans des écosystèmes, similaires à ceux de domaines scientifique comme la biologie ou la cartographie. Réfutant toute systématisation et tout académisme de la pensée, l’artiste explore la complexité du vivant à travers différentes disciplines, notamment le dessin, l’écriture, la performance et l’installation. Au WIELS, elle réalise une œuvre in situ : son texte écrit à la main sur les fenêtres retrace l’histoire des plantes sauvages qu’on rencontre dans le voisinage immédiat du WIELS. Duclaux révèle leurs origines et leurs voyages clandestins. Parallèlement, elle investit les réseaux et les territoires de taupes dans le sous-sol à travers des dessins et des sérigraphies, prolongeant ainsi la discipline de la cartographie souterraine de la part invisible du monde.

Het werk van Lise Duclaux is gestructureerd door haar onderzoek naar de vormen en processen van de natuur en haar ecosystemen, vergelijkbaar met die van de wetenschappen, zoals biologie of cartografie. De kunstenaar weerlegt elke systematisering en academisme van het denken en verkent de complexiteit van het leven door middel van verschillende disciplines, waaronder tekenen, schrijven, performance en installatie. In WIELS presenteert ze een in-situ tekening: haar handgeschreven tekst op de ramen vertelt de geschiedenis van wilde planten in de onmidellijke omgeving van WIELS. Duclaux onthult hun oorsprong en clandestiene reizen. Parallel daaraan verbeelden haar tekeningen en zeefdrukken de ondergrondse “netwerken” en territoria van mollen. Op die manier verruimt ze de discipline van de onderaardse cartografievan de onzichtbare delen van de wereld.


Les errantes naturelles et les autres, rencontrées des escaliers à l’entrée du parking en mai 2020
Natural wanderers and others encountered from the stairs to the entrance of the parking lot in May 2020
In situ painting on 15 windows, 3 x 184 x 78 cm and 12 x 190 x 80 cm

photo Philippe De Gobert

Risquons-Tout, Wiels – les errantes naturelles, work in progress

Thursday, June 10th, 2021

Risquons-Tout, WIELS, Bruxelles
group exhibition 12 09 2020 – 28 03 2021

les errantes naturelles et les autres, rencontrées des escaliers à l’entrée du parking en mai 2020
natural wanderers and others encountered from the stairs to the entrance of the parking lot in May 2020
In situ painting on 15 windows, 3 x 184 x 78 cm and 12 x 190 x 80 cm

maquette – dessins préparatoires – 42 x 29,7 cm
maquette – dessin préparatoire – 29,5 x 12,5 cm
maquette – dessin préparatoire – 29,5 x 12,5 cm

à l’horizon profond – livre boîte

Monday, June 7th, 2021

à l’horizon profond
livre boîte exemplaire unique
70 impressions digitales 42 x 29,7 cm sur papiers blancs ou colorés
+ liste des aphorismes, table des matières

collection banque nationale de belgique

a

nous habitons une galaxie spirale barrée
montagnesEssais sur la nature et la culture, Vilém Flusser
Taupinières parc de Laeken 01, Lise Duclaux
l’espace ondule avec le temps
toutes les étoiles sont comme nous elles naissent vivent et meurent, aucune étoile est seule perdue au milieu de l’univers
valléesEssais sur la nature et la culture, Vilém Flusser, The mole, Kenneth Mellanby
on a tous besoin de conditions favorables
gazonEssais sur la nature et la culture, Vilém Flusser
The life of the mole, Gilliam Godfrey and Peter Crowcroft
l’étrange à la couleur verte
rien de ce qui est n’est séparé du reste
communication entre voisinsEssais sur la nature et la culture, Vilém Flusser, The life of the mole, Gilliam Godfrey and Peter Crowcroft
l’histoire humaine est plus qu’humaine
l’autre est tout autre chose que l’autre
matière sombreAurore, réflexions sur les préjugés moraux, Friedrich Nietzsche, Pour la science, revue août 1983
l’atmosphère n’a pas de forme
– la lune s’éloigne chaque année un petit peu plus de nous
entracteMes taupes, Günter Eich, The Natural History of Moles, Martyn L. Gorman and R. David Stone
la surface du quotidien s’épaissit
les racines n’ont pas d’idées arrêtées
sujet et objetComment la terre s’est tue, pour une écologie des sens, David Abram
the world is not a place
mais comment l’univers est-il tombé aux mains des humains
une étoile filante n’est qu’un petit grain de poussière qui s’enflamme dans l’atmosphère
langageComment la terre s’est tue, pour une écologie des sens, David Abram, Pour la science, revue novembre 1983
à regarder de près rien ne se ressemble jamais
la nature a horreur du vide
champignonsJamais seul, ces microbes qui construisent les plantes, les animaux et les civilisations, Marc-André Selosse
le mélange est la forme propre du monde
les certitudes sont toujours temporaires
similitudeJamais seul, ces microbes qui construisent les plantes, les animaux et les civilisations, Marc-André Selosse, The new naturalist, The mole, Kenneth Mellanby
il n’y a pas d’espace stable
les racines sont des astres
paysageLa grande balade, Hélène Bessette
ça va sans dire
et toi t’as peur
mortMort d’un jardinier, Lucien Suel, Être au monde, Lise Duclaux
etc …